BDC vs banque traditionnelle : lequel choisir pour votre PME?
La BDC (Banque de développement du Canada) et votre banque traditionnelle ne jouent pas dans la même ligue. Ce n'est ni mieux ni pire — c'est différent. Et comprendre la différence peut vous faire économiser des milliers de dollars.
La banque traditionnelle : rapide, rigide, moins cher
Votre Desjardins, RBC, TD ou BMO a un processus standardisé. Les grilles d'évaluation sont fixes. Si votre dossier entre dans les cases, c'est rapide et les taux sont compétitifs (prime + 1 à 3 %). Si ça n'entre pas dans les cases, c'est non. Pas de négociation, pas de « oui mais ».
La BDC : plus souple, plus long, plus cher
La BDC est une banque de développement. Son mandat c'est littéralement de financer les PME que les banques traditionnelles refusent ou ne veulent pas servir. Elle accepte plus de risque. En contrepartie, les taux sont plus élevés (souvent prime + 3 à 5 %) et le processus est plus long (4 à 8 semaines vs 2 à 3 semaines en banque).
Quand aller à la BDC
- Votre banque a dit non et vous êtes convaincu que votre projet est viable
- Vous êtes en démarrage avec peu d'historique financier
- Vous avez besoin de termes de remboursement plus flexibles
- Vous achetez une entreprise et avez besoin d'un montage créatif
- Vous êtes dans un secteur que les banques traditionnelles trouvent trop risqué
Le combo gagnant
Les meilleurs montages que j'ai vus combinent les deux. La banque traditionnelle pour la portion la moins risquée (hypothèque, marge de crédit) et la BDC pour le complément (prêt quasi-equity, prêt subordonné). Ça réduit le coût moyen du financement tout en vous donnant accès à plus de capital.
Mon conseil : commencez toujours par votre banque traditionnelle. Si c'est un non, allez à la BDC en deuxième. Et si la BDC dit oui, retournez voir votre banque et dites-leur que la BDC est prête à embarquer — souvent, ça les fait changer d'avis.
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